mardi 18 juillet 2017

NATHALIE DUMONTEIL : LE PRETEXTE CELUI QUI PREEXISTE (Thierry Gaudin)

 
Le prétexte celui qui préexiste / Avant écritures ou après effacements / Post ou pré mais en gestation / En manières et en espaces / En strates et en matières / Organiques et musculaires / Masses et cellules  / Extrusions et formation / Surfaces conquises / Volumes investis / Patiences en suspension / Liquides et articulations / Jusque la prévision des suites  / Quand la pulpe exprime / Dans le contexte fabriqué / Embrassé enclavé / Etalé clivé manœuvré / Mais gros enceint des écrits / Susceptibles ou potentiels / Par son expression directe / Que revêtent les en deçà / Ou pré formulés qui viennent / Poser et préciser décaler / Et reproduire la plisse / Ou le centre la glisse / La ride le lisse et les éclisses / Les tressages les veines / Les plissures les rides / Les plessis les tendons / Des falaises les fêlures / Des tressages les ramages / Des gammes les tons / Les portées imaginées pour d’autres / Musiques ou didascalies ou vers / En gestation ou en expression / Notés sur les clefs / Sans manipulations / Mais en extensions / En condensions / En perceptions / En reconversions / Condensations des prévisibles / Des pré lectures réitérées / Ou premières par revisitassions / Entrées en substances / Suspenses inclus  / Illustrations en gestations / Inférences expliquées / En contrainte ou en multiplication / Dans la permanence / Quand l’encre se dilue / Avant la pliure ou les étirages / A l’étiage des sensations / Quand les significations / Préexistent par le projet /
Des autres qui furent / Et/ou qui seront…



Anne JEBEILY : DANS LE VACARME DES TRAITS (Thierry Gaudin)



Dans le vacarme des traits / Les portraits s’enroulent / Et déroulent des peaux / Les sangs et les rétentions / Les humeurs et les transferts / La forme s’extrait au chaud / Dans la tiédeur ou la ferveur / Des annonces flexibles / Sigles cibles  d’elles mêmes / Cycles et écoulements / Sèment drainent entrainent / Aiment / Et égrainent leurs programmes / Leurs procréations en retour / En osmoses ou en générations / Combinaisons en dérives / En déclinaisons sans raisons / Quand résonnent les affirmations / Les flux expriment et triment / A relancer des encoignures / Les attraits et les lés / Qui affichent en tête / Puis émargent en frontières / En bordure pour investir / Subvertir agrandir / Quand ils apparaissent / Et s’affirment tels / Touches et coulures / Couleurs et ramures / Ombres et affects / Coupures et montures / Moutures des réels / Que les vitres internes reflètent / Sans volontés précises / Par ricochets ou émersion / Par inversions et compliments / Ou complément en suppléments / Car se suppléent ce qui se dévoile / Se voilent en surveillances / Se veillent en indécences / Phylactères inversés qui dialoguent / En dedans des ouvertures / Que laissent parfois les regards / Profusions des figures qui se texturent / Dans l’espace des possibles / Recognitions ou reconnaissances / Répercussions et alimentations / Des extensions invitations / Sans exhibitions mais volonté / Entière ou parcellaire / Des dires et des distributions / Qui s’appellent en reversions en investissements / Sens des avertissements / Et discussions interrogations / Dialogue entre les je et les jeux du je / Tu et toi il et eux / Œufs des je tu ils elles / Qui s’affichent sur la décision / De rappeler l’être à paraître / Et disparaitre et reparaitre / Dans le disparate apparent / Mais le réel des sens / Danses et cadences / Valses en reconnaissance / Essences évanescentes / Transes et délivrances / Recouvrances des souvenances / Retour et appels / Tours et présences à dire …






dimanche 16 juillet 2017

NATHALIE SMAGUINE : DES NUS AUX NUES... (Yannick Lefeuvre)


Nathalie SMAGUINE 
Par la saveur des nuages de couleurs, Nathalie Smaguine donne mouvement à l'envers des chairs, à la caresse des respirations et au vin des échanges. Le regard jeté vers le corps de l'autre raconte la force des désirs, la réalité profonde du geste artistique et l'éthique nécessaire au  dévoilement de l'intime. Elle ne se prive d'aucune perspective et nous raconte ses joies d'aller et venir sur les allées du plaisir. L'artiste redonne au trouble ses lettres de noblesse.
Elle ouvre des réels visuels dans la chaleur des origines. Au delà des clichés, il s'agit d'être dans l'impossible d'un plus près. Ainsi, elle redonne souffle à la courbe, senteur à la nuance et tout bonnement plaisir à la vie. 


vendredi 14 juillet 2017

VERONIQUE LEVESQUE : PETITS RIENS VOLUBILES... (Yannick Lefeuvre)

Plaisirs des rondeurs, des couleurs suaves dans des mises en scènes sensuelles toujours délicates ... sauf que le crime n'est pas loin. Une bouteille plastique en embuscade, un bout de ficelle, une fleur séchée qui traîne, un recoin sombre et l'esprit plane avec ses quelques indices d'indicibles senteurs. L'esprit accouplé à l'âme ainsi libérée des pesanteurs quotidiennes retrouve goût aux miracles des clins d’œil que la vie nous envoie.
Véronique Levesque nous fait toucher du bout des doigts, avec un talent d'horloger volubile les simples merveilles du monde. Sa science des couleurs, des lignes de force du tableau et sa précision opiniâtre donnent souffle à la beauté de ce qui nous entoure.

N'allons pas plus loin, le rêve est à portée de main.